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Christoph Gallio "cars & variations/high desert songs" percaso production CD 013

 


title Christoph Gallio
"cars & variations/high desert songs"
©+p 1994
musicians Christoph Gallio s
Irene Aebi voc & viol
Chie Mukay kokyu & voc
Alfred Zimmerlin vc
Matthew Ostrowski elec
Stephan Wittwer el.g
Fredi Lüscher p
Lindsay L. Cooper b
Dieter Ulrich dm
production notes High desert songs
Composed by Christoph Gallio, Words by Francis Picabia
Recorded Dezember 22, 1990 and February 22, 1991
By Andi Rathgeb at sound & vision, Zürich
and at various locations
Digital edited by Max Spielmann at elephant château, Basel Mastered by Peter Pfister, Berikon
Cars and variations
Composed by Christoph Gallio except 1, 11, 18, 20 by Gallio/Ostrowski/Zimmerlin, 6, 13, 16, 29, 30 by Gallio/Wittwer, 32 by Gallio/Lüscher
Recorded at various locations
Digital premastered and edited by
Max Spielmann at elephant château, Basel
Mastered by Peter Pfister, Berikon
Foto inside by Tetsu Takiura
cover art Maya Rikli
 
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reviews / liner notes etc.


This intriguing release feautures reed player Gallio in the company of various groupings of solos, duos and trios for two long suites, each constructed of multiple short sections ranging from 20 seconds to 3 minutes in length. Rushing by like a series of improvisational flash cards, the music encompasses spare duet setting for poems by Surrealists Picabia and Meret Oppenheim (of fur-lined teacup fame) sung by Irene Aebi; fractured, frenetic spars featuring Wittwer or the scratch and scrabble electronics of Ostrowski and cellist Zimmerlin; and flowing duets with pianist Lüscher and trios with Cooper and Ulrich. Comprising most of the CD, the first suite, „cars and variations“, moves through 33 segments punctuated by 4 brief found-sound snippets.
The proceedings are roughly paced by moving from harsh electronic pairings to more stately duets with Lüscher and Aebi. Yet, with such rapid swiches and quick pacing, any depth or development in the playing is sacrificed. Hard, rocking struts dissolve into measured, halting, angular phrases; melodious art songs dissipate into jangling trios; short ideas start to be sketched out, only to disappear mid-phrase. This is contrasted with the only piece over 3 minutes, a leisurely trio with Cooper and Ulrich, as Gallio‘s long, gracefully sinuous lines unfurl over the bass and drums. The final suite, „high desert songs“ is a group of 12 short floating verses delivering a tour de force for solo voice by Irene Aebi. This release makes clear that Gallio has no shortage of ideas.
Cadence, Michael Rosenstein

Godard: „En peinture, on corrige, on pose, on assemble, on invente rien (...) [Le cinéma], c‘est de la peinture qui peut être construite comme de la musique.“ (Histoire du cinéma, I).
Gallio/Ostrowski/Zimmerlin, ce pourrait être, en ce sens, la musique qui joue au cinéma qui joue à la peinture - sans images: poser, assembler. Depuis <Certainty Sympathy> (percaso 05), Gallio a développé un art du montage, avec ses séquences leit motiv, ses scènes d‘extérieur, ses thèmes récurrents, un sens réel de la durée relative des plans; travail qui s‘est poursuivi, concentré, avec le réjouissant <Birds & Dogs> (mini CD précieusement emballé, percaso 07). <Day & Taxi> (percaso 11) révèle l‘autre face du saxophoniste suisse, qui dans un trio traditionnel, fraie son chemin sur les brisées d‘O.
Colemann et de S. Lacy, selon l‘instrument. Ces deux aspects se conjuguent en <Cars & Varaitions>, dont l‘économie générale demeure celle du montage. L‘encheînement de séquences, du solo au trio, lui confère la structure plus lâche d‘un voyage qu‘une visée sous -jacente constitue 'in fine' en itinéraire, moins orienté cependant que souterrainement motivé. On se laisse conduire comme en un 'road movie' vers un horizon qui se dérobe, sensible à l‘éphémère, aux mirages esquissés, disponible à la rencontre. Par son usage brut et bruitiste de l‘électronique, le trio G/O/Z forme la chaîne sur laquelle se trame le chant plus frêle des autres formations. Ainsi est-on mené vers le deuxième volet, <High Desert Songs>, compositions fort lacyennees sur des poemes de Picabia, pour lesquelles nulle n‘était mieux à même d‘affronter les intervalles périlleux qu‘Irene Aebi, superbe de force et de rigueur. Le modèle lacyen qui agit comme un principle actif dans les albums précités, se trouve à nu dans <Mono>, et du coup trop prégnant pour aller sans engendrer malaise; à l‘alto, plus libre de références, Gallio trouve davantage sa différence, déployant un vibrato tournant qui lui est propre. Ces réserves faites, ce concert restitué avec un grand naturel est une chance de plus de faire connaissance avec un musicien qu‘on aurait bénéfice à reconnaître et accueillir comme un créateur qui bâtit pierre à pierre un édifice à nul autre semblable.
IMPROJAZZ, Philippe Alen

<Partout où je rencontre la morale je cherche l’instinct> chante Irene Aebi. Ces mots de Francis Picabia sonnent comme un désir d’exigence pour le saxophoniste suisse Christoph Gallio, loin des sentiers battus. Trente-trois pièces (de douze secondes à sept minutes) constituent <Cars and Variations>, archipel sonore où l’on suit le saxophoniste en trio, duo, solo; étapes d’une aventure dont la destination importe peu pourvu qu’elle soit féconde en secousses musicales. On retrouve chaque formation plusieurs fois, donnant un rythme particulier à l’ensemble. Alors qu’Irene Aebi se fait le porte-paroles d’une poésie de l’absurde (celle de Francis Picabia, Meret Oppenheim...), grésillements électroniques, produits de Matthew Ostrowski refusent au saxophone toute ampleur messagères. Lorsque Gallio retrouve un environnement plus traditionnel, avec Lindsay L. Cooper (contrabasse) et Dieter Ulrich (batterie), on s’éloigne encore d’un dialoge équilateral; c’est avec Stephan Wittwer (guitare) qu’une intrigue se noue, incarnant la tension de l’instant (pas très loin de Arto Lindsay). Quattre plages solitaires donnent au saxophone soprano (très influencé par Steve Lacy) l’occasion de retrouver une sereine simplicité, dans ce collage de matériaux sonores plein d’inouï. <High Desert Songs> propose à la suite onze courts textes de Picabia mis en musique par Gallio et chantés a capella par Irene Aebi.

JAZZ MAN, Thierry Lepin

 



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©&p percaso production 1998/99-2009, last update: 05.10.2006

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